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Dans le Gers, ces viticultrices prouvent que la vigne n'est pas qu'un métier d'hommes

photo Dans le Gers, ces viticultrices prouvent que la vigne n'est pas qu'un métier d'hommes

De plus en plus nombreuses dans les vignobles, les femmes veulent tracer leur sillon dans ce paysage agricole. Dans le Gers, elles viennent de lancer le club des vigneronnes.

Au début on leur a dit : «Ce n'est pas un métier de filles», «Qu'est-ce que vous faites dans les vignes ?». Mais force est de constater que douze ans après s'être installées, Sandrine et Nathalie Menegazzo sont encore là et toujours les pieds dans les vignes. Celles qu'on a par la suite appelées avec bienveillance les «filles d'Embidoure», font leur vin de A à Z. Dans leur domaine, situé sur les flancs de Réjaumont, elles cultivent 37 hectares de vignes, récoltent, distillent et mettent en bouteille à la propriété. 85 000 bouteilles de vin sont produites par an et 12 000 bouteilles de Floc et d'Armagnac.

Maman avant vigneronne

Un travail manuel «exigeant», de l'aveu de ces sœurs d'origine italienne. «Ce n'est pas tant la force physique, les techniques ont beaucoup évolué et allègent le travail manuel mais certaines tâches restent difficiles comme lever les filets», avance Sandrine. «Tailler et plier une tige c'est pour tout le monde pareil», tempère sa sœur. Au quotidien de viticultrice se superpose celui de maman. «On commence la journée à 6 h 30, on est mère de famille avant d'être vigneronne, on est aussi épouses et cheffes d'entreprise», confie Nathalie.

Et les journées sont loin de se finir à 20 h 30 avec le coucher des enfants. «On a toujours la tête dedans, dans les chiffres, les commandes…», liste Sandrine. Pour montrer que les vignobles ne sont pas l'exclusivité des hommes, les «filles d'Embidoure», ont monté avec une dizaine d'autres viticultrices du département le club "Les Bons Crus Milady».

Un vin plus «rond»

Sous l'égide du Comité départemental du tourisme, ce réseau a pour objectif de fédérer, aider et surtout donner du poids à ces femmes agricultrices qui veulent peser autant que les hommes. «On gère nos fermes et on produit un vin différemment», explique les sœurs. Selon leurs clients, le vin est «plus souple, plus rond et plus fruité. Avec la féminisation des vignobles, l'approche du métier a évolué : les domaines s'ouvrent aux visiteurs, la vente directe se développe, l'hébergement dans les fermes aussi… «Près d'une exploitation viticole sur trois est gérée par une femme», se félicite Sandrine. Souvent, les épouses de vignerons sont devenues elles-même viticultrices et ont repris les rênes de l'affaire. Un «travail de fourmis» réalisé pendant des années qui sort enfin de l'ombre.

Le chiffre : 147

 

vigneronnes > chef d'exploitation. Le département compte 506 agriculteurs à la tête d'un domaine viticole, d'après les données de la MSA (mutualité sociale agricole) recueillies par la Chambre d'agriculturedu Gers. Parmi eux, 359 sont des hommes pour seules 147 femmes. Les profils sont variés : 53 d'entre elles ont plus de 60 ans, 55 entre 50 et 60 ans et 7 ont moins de 30 ans.

 

Source La Dépêche

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